FACE : De l’art à l’immatériel


Qu’y a t’il de commun entre le génie surréaliste de Salvador Dali et le  web ? des concepts d’objets mous, de la technique  et la toile.
En informatique on désigne ces objets Soft évoquant la douceur , le moelleux ,  cohabitant avec du Hard (monde matériel des cartes électroniques) du dur. Ces objets Soft sont immatériels et stockés sous forme de fichiers sur des disques locaux ou distants. Dali n’a t’il pas été influencé par ce monde naissant de l’immatériel que sont les programmes informatiques (ou logiciels applicatifs) pour transposer ce paradoxe qu’avec des opérations et un langage, l’écriture d’un programme permet de déformer des objets et produire de l’ imaginaire  comme une montre molle  et d’en permettre l’ affichage  ou l’impression.
Que serait l’artiste sans technique lié à son instrument, son geste et la maitrise de son art ?
Aujourd’hui l’artiste dispose d’une palette d’outils logiciels et de la tablette numérique qui permet  d’esquisser un dessin sur une planche connecté à un ordinateur. Pourtant Steves Jobs n’a pas pensé à intégrer la tablette  graphique  sur son iPad tactile. Le futur du numérique n’est il pas l’ouverture au monde artistique ? A en croire les publications sur la toile(le web), la BD a déja occupé le territoire du numérique et les collections des musés sont accessibles sur la toile (réseau interconnecté de routeurs en son coeur (internet) et d’ordinateurs en périphérie).
La toile de l’artiste en se numérisant est devenu immatérielle et accessible. Comme un tableau de peintre, le logiciel est constitué d’une série de couches; seule la dernière couche est visible: elle constitue l’interface opérateur sur laquelle l’utilisateur peut toucher,sélectionner, cliquer, glisser, zoomer.
      
Qu’y a t’il d’opposé dans l’art de Dali et l’immatériel ? Dans un cas le maître reconnu qui signe son oeuvre, l’unicité. Dans l’autre les auteurs ne sont jamais cités,  des salariés architectes,  ingénieurs,  analystes,concepteurs, programmeurs, testeurs sans nom, remis sur le  marché de l’emploi sans certificat. Peut-on imaginer un film sans son générique et sa distribution complète. L’immatériel logiciel est bien un monde à part mais pas encore basé sur un modèle d’ économie durable et de reconnaissance de son art.
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